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Cahier de revendications de Lire et Écrire

Élections communales du 14 octobre 2012

Élections 2012 – Cahier de revendications

Le 14 octobre 2012, nous voterons aux élections communales. Nous élirons ainsi celles et ceux qui constitueront le collège des bourgmestre et échevins et le conseil de l’action sociale de chacune de nos villes et communes ; celles et ceux qui, au plus proche de la population, peuvent décider, par les politiques qu’ils mettent en œuvre, de soutenir le droit de tous les citoyens à l’accès à l’information et à la formation, en ce compris tous ceux qui ne savent « ni lire ni écrire, en le comprenant, un exposé simple et bref de faits en rapport avec leur vie quotidienne ».

Dans toutes les communes [1], vivent des citoyens en difficulté avec l’écrit, avec la langue française, avec les savoirs et compétences de base.

L’analphabétisme/illettrisme est un facteur d’exclusion sociale, est une atteinte aux droits fondamentaux des personnes définis dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Il limite l’exercice de la citoyenneté, freine la participation à la vie culturelle et socio-économique et est un obstacle au développement local.

Conscientes des enjeux, des communes, de plus en plus nombreuses, développent ou soutiennent – de multiples manières – des actions d’alphabétisation.

Beaucoup reste cependant à faire pour que le droit à l’information, à l’alphabétisation et à la formation de base soit effectivement garanti partout et pour tous.

La problématique de l’analphabétisme/illettrisme doit faire partie du débat politique communal. Niveau de pouvoir le plus proche du citoyen, la commune a un rôle important à jouer en la matière.

Prenant appui sur le travail déjà réalisé dans certaines d’entre elles, nous souhaitons appeler toutes les communes à développer, poursuivre et intensifier les efforts pour rendre à chaque citoyen, même le plus exclu, sa capacité de dire, d’écrire, de lire, de créer, d’éditer, de participer,…

Élections 2012 – Cahier de revendications

Pour qu’un jour, il n’y ait plus d’analphabètes…

Nous devons construire :

  • Une société qui cesse de produire des exclusions, qui permette à tous de vivre dans la dignité, qui garantisse à chacun une réelle sécurité d’existence, une sécurité sociale de base (droit aux soins de santé, droit au revenu de remplacement, droit au logement, etc.…), sans laquelle aucun projet de formation n’est possible.
  • Une école de la réussite qui garantisse l’acquisition effective et la certification des apprentissages de base, la lecture, l’écriture, le calcul, au sortir de l’enseignement primaire.
  • Une solidarité internationale, qui développe un réel accueil des primo-arrivants et soutienne notamment les politiques éducatives, culturelles et d’alphabétisation des pays du Sud.

Ce qui implique des politiques publiques qui…

  • favorisent l’accès de tous à la formation tout au long de la vie, par l’augmentation et la diversification de l’offre de cours, par leur gratuité (ou tout au moins une participation minime aux frais de formation), par la gratuité des moyens de transport pour se rendre aux cours, par le renforcement des structures d’accueil des enfants, par des dispositifs d’accueil et d’orientation adéquats, par la suppression des obstacles administratifs.
  • rééquilibrent l’offre de formation au profit des moins scolarisés. Aujourd’hui, moins on est scolarisé, moins on a de possibilités d’accès aux formations destinées aux adultes : c’est le cas tant dans la formation professionnelle, qu’en promotion sociale ou dans les formations sectorielles.
  • reconnaissent et financent de manière structurelle le secteur de l’alphabétisation pour permettre le développement de l’offre et de la qualité de l’alphabétisation tant en zone urbaine qu’en milieu rural. Ce développement doit concerner de manière équilibrée tous les opérateurs du secteur, en valorisant leurs diversités pour garantir des pratiques d’alphabétisation multiples répondant aux besoins variés des personnes en difficulté avec l’écrit : travailleurs, demandeurs d’emploi,, personnes incarcérées, femmes au foyer, pensionnés…
  • prennent en compte la problématique de l’analphabétisme/illettrisme dans la vie courante. Cela implique l’accompagnement du public dans ses démarches administratives, la simplification des procédures, l’adaptation de la signalétique, la sensibilisation et la formation aux problématiques de l’analphabétisme/illettrisme de l’ensemble des personnels susceptibles d’accueillir et de travailler avec des personnes en difficulté avec l’écrit (communes, CPAS, poste, banques, pharmacies, etc.)

Les communes sont concernées et peuvent agir sur l’ensemble de ces points.

Les communes ont des responsabilités en matière d’alphabétisation

Les compétences communales sont très larges, couvrant tout ce qui relève de « l’intérêt communal », c’est-à-dire des besoins collectifs des habitants.

La commune est plus particulièrement chargée du maintien de l’ordre public, de la gestion de l’état civil et de la tenue des registres de la population. La commune est aussi compétente en matière de travaux publics, de maintien de l’ordre, de logement, d’enseignement…

C’est également au niveau de la commune qu’a été créé le Centre Public d’Action Sociale (CPAS), l’organe qui gère l’aide sociale.

Chaque commune peut donc intervenir directement au niveau de :

  • la prévention de l’analphabétisme/illettrisme
  • l’accueil et l’accompagnement des personnes en difficulté avec l’écrit,
  • l’offre et l’accès à l’alphabétisation.

Nous demandons donc que :

  • dans chaque commune, un échevin soit plus particulièrement chargé de coordonner et de développer les politiques communales en matière d’alphabétisation.

1. Prévention de l’analphabétisme/illettrisme

En tant que pouvoir organisateur de l’enseignement communal, les communes accueillent plus de la moitié des enfants de l’enseignement maternel et primaire. Elles ont dès lors un rôle important à jouer dans la prévention de l’analphabétisme/illettrisme.

Nous demandons que :

  • L’école communale joue son rôle dans l’accès de tous les enfants à la lecture et à l’écriture en garantissant pour tous l’acquisition effective et la certification des apprentissages de base au sortir de l’enseignement primaire.
  • L’école communale soit ouverte à tous et lutte activement contre la ségrégation sociale en prenant notamment mieux en compte les difficultés de lecture et d’écriture que peuvent rencontrer certains parents et en adaptant leur mode de communication à leurs réalités.
  • L’école communale collabore avec les associations d’alphabétisation pour orienter vers une offre adéquate et/ou organiser au sein de l’école des formations d’alphabétisation pour les parents qui maîtrisent mal les savoirs de base et qui désirent se former.
  • La commune soutienne plus particulièrement les projets d’alphabétisation familiale.

La commune a également des responsabilités en matière d’accueil extra-scolaire, d’enseignement artistique (académies de musique, de dessin,..) et d’accès à la culture pour tous (bibliothèques, centre culturels…).

Nous demandons que :

  • La commune développe ou soutienne des activités culturelles de qualité et des activités d’accueil extrascolaires accessibles à tous les enfants et notamment les actions de soutien scolaire des « écoles de devoirs ».
  • La commune crée, préserve, développe des services tels que bibliothèques, centre culturels, académies, espaces numériques… proposant à tous, enfants et adultes, quel que soit leur niveau de formation, des activités susceptibles de donner et d’entretenir le goût du savoir.
  • La commune favorise et soutienne les collaborations entre ces services culturels et les associations d’alphabétisation.

2. Accueil et accompagnement des personnes en difficulté avec l’écrit ou avec la langue.

La commune est également le lieu de multiples démarches administratives et la source de nombreuses informations touchant à la vie quotidienne des citoyens, ce qui implique des responsabilités en matière d’accueil et d’information des citoyens.

Nous demandons que :

  • La commune facilite l’accès à l’information et prenne en compte les difficultés particulières, dont celles liées à l’analphabétisme/illettrisme. Et ce, notamment en étant attentif à la lisibilité de la signalétique et des documents, en sensibilisant le personnel à ces questions et en le formant aux pratiques d’accueil.
  • La commune organise des concertations entre le service Population de la commune, le CPAS, la coordination communale Cohésion sociale et d’autres acteurs sociaux comme les Maisons médicales pour promouvoir une réelle politique d’accueil transversale des Primo-arrivants.

Dans le cadre plus particulier des élections,

  • La commune doit, avant les élections, mettre à la disposition des personnes en difficulté avec l’écrit les outils nécessaires pour pouvoir se familiariser, le cas échéant, avec le vote électronique et soutenir les initiatives des associations en la matière.
  • La commune doit, au moment du vote, mettre en œuvre les moyens pour que les citoyens en difficulté avec l’écrit bénéficient d’une assistance.

Le Centre Public d’Action Sociale est également directement concerné. En effet, parmi les personnes qui participent aujourd’hui aux actions d’alphabétisation, 30% dépendent exclusivement de l’aide du CPAS pour survivre. Et aucun projet de formation n’est possible sans nourriture, sans logement, sans soins de santé…

Nous demandons que :

  • Chaque CPAS s’organise pour proposer un réel service d’insertion, à savoir un accompagnement social global personnalisé à visée d’insertion sociale ou socio-professionnelle selon les réalités de vie, le profil des besoins et le projet de chaque personne.
  • Lorsque le CPAS propose une formation à un allocataire, il veille également à ce que les conditions de vie nécessaires pour suivre celle-ci soient remplies : nourriture, logement, soins de santé, garde d’enfants…
  • Chaque CPAS analyse la cohérence des offres de formations qu’il propose à ses allocataires en fonction de leurs conditions de vie et de la réalité de l’offre existante.
  • Le CPAS offre à ses travailleurs les conditions de travail et les formations nécessaires pour accueillir et accompagner réellement les personnes qui font appel à ses services pour les informer et les soutenir au mieux dans leurs projets personnels.

La commune a également des responsabilités dans l’accueil des demandeurs d’asile et peut développer des Initiatives locales d’accueil (ILA).

Nous demandons que :

  • La commune veille à ce que les demandeurs d’asile soient clairement informés de l’offre de formation existante au sein des localités où ils sont accueillis et aient accès gratuitement aux cours de langue dont ils ont besoin.
  • Les ILA assurent l’accès effectif aux formations, ce à quoi elles sont tenues, soit en les donnant elles-mêmes, soit en en confiant l’organisation à des partenaires locaux.

3. Accès à l’alphabétisation et à la formation.

Aujourd’hui, malgré les progrès réalisés, les obstacles à l’alphabétisation et aux formations linguistiques de base sont toujours nombreux : offre de formations insuffisante ou inadéquate, manque de locaux adaptés, problèmes de gardes d’enfants, absence de moyens de transports, problèmes de logement…

Nous demandons que :

  • La commune soutienne les initiatives du monde associatif local en matière d’alphabétisation, d’apprentissage du français langue étrangère ou de formation de base, notamment en finançant des emplois de formateurs.
  • La commune mette à la disposition des associations des locaux accessibles et conformes aux normes ou aide à la rénovation des locaux existants.
  • La commune et le CPAS, en tant qu’employeurs, permettent à leur personnel en difficulté avec l’écrit, notamment ceux engagés dans le cadre des « PTP », « Article 60 ou 61 », de suivre les formations nécessaires à leurs besoins, y compris des cours d’alphabétisation.
  • La commune, en tant que pouvoir organisateur de l’enseignement de Promotion sociale, développe, en concertation et en complémentarité avec les initiatives existantes, une offre de cours accessible aux personnes les moins scolarisées : alphabétisation, Certificat d’études de Base, français langue étrangère pour débutants.
  • La commune inscrive l’alphabétisation dans le cadre des Plans de cohésion sociaux wallon et bruxellois.

Mais la commune peut aussi faciliter l’alphabétisation de multiples autres manières.

  • La commune facilite l’alphabétisation quand elle développe une politique culturelle permettant à tous l’accès au savoir et à la culture et qu’elle facilite l’accès des groupes d’alphabétisation aux services culturels : bibliothèques, centres culturels, espaces numériques…
  • La commune facilite l’accès à l’alphabétisation des parents, et agit sur la prévention de l’analphabétisme/illettrisme, quand elle développe et soutient les initiatives touchant à la petite enfance : haltes garderies, crèches, clubs de bébés… accessibles sans conditions pour les enfants de toutes les personnes en formation d’alphabétisation.
  • La commune facilite l’accès à l’alphabétisation, et plus largement à l’ensemble des activités de formation et des activités culturelles, quand elle s’implique dans les politiques de mobilité, et plus particulièrement le développement des transports en commun, qui devraient être gratuits pour toutes les personnes en formation.
  • La commune facilite l’accès à l’alphabétisation quand elle développe des politiques de lutte contre l’exclusion, notamment en matière d’accès au logement.
  • La commune facilite l’accès à l’alphabétisation, quand en tant que pouvoir organisateur de l’enseignement de promotion sociale, elle soutient l’établissement de passerelles entre opérateurs de formation qui prennent mieux en compte les personnes en difficultés de lecture et d’écriture.

4. Accès à l’alphabétisation et à la formation dans le cadre des Plans de cohésion sociaux

Région wallonne

Au niveau de la Région wallonne, le Plan de cohésion sociale (PCS) qui est développé par 147 communes constitue un moyen d’avancer sur les différentes recommandations que nous avons formulées par rapport aux trois niveaux d’action considérés.

Les PCS constituent en effet un cadre dans lequel les actions d’alphabétisation devraient être soutenues, puisqu’ils visent la résorption des fractures de tous les types au niveau de la population, qu’elles soient liées à des paramètres sociaux, économiques / professionnels, ou encore culturels, et ce via une approche cohérente et globale de l’ensemble des problématiques liées à l’égalité des chances et des conditions pour tous, en partenariat avec l’ensemble des acteurs locaux qui peuvent contribuer à cette mission.

L’alphabétisation dans une perspective d’émancipation des personnes et d’accès de tous aux droits fondamentaux contribue pleinement aux objectifs du PCS, principalement dans le cadre de l’application du droit à la formation et du droit à l’épanouissement culturel et social, deux des droits fondamentaux inscrits dans la politique de cohésion sociale.

Si des actions d’alphabétisation sont aujourd’hui soutenues dans 41 PCS, les communes ayant inscrit l’alpha parmi l’ensemble des actions financées de leur PCS représentent moins d’un tiers du total des communes ayant un PCS. Pourtant, parmi les communes non couvertes, Lire et Écrire en identifie plusieurs où la problématique de l’illettrisme est prégnante et appelle à une action de long terme et donc à des moyens supplémentaires et structurels. Des actions d’alphabétisation devraient être soutenues et développées dans le cadre des PCS de ces communes.

Par ailleurs, les recommandations suivantes ont été formulées par rapport à ce dispositif, dans le cadre d’une évaluation menée par Lire et Écrire en Wallonie durant le premier semestre 2012, afin que soit pleinement prise en compte la question de l’alphabétisation dans le cadre des PCS :

  • Des moyens suffisants devraient être affectés aux communes, en cohérence avec les objectifs fixés pour les PCS, et des critères clairs d’affectation des moyens devraient être définis, renforçant la possibilité d’objectiver le choix des priorités et actions inscrites dans le plan d’action des PCS.
  • Les actions d’alpha devraient de manière généralisée être reconnues, dans la pratique comme dans la théorie, aussi bien dans l’axe 4 (retissage des liens sociaux, intergénérationnels et interculturels) que dans l’axe 1 (insertion socio­professionnelle) du PCS, permettant d’ouvrir les actions à un public autre que celui qui se situe strictement dans une démarche d’insertion socio­professionnelle, et la pertinence d’inscrire les actions d’alpha dans les 4 axes du PCS devrait être évaluée, étant donné la transversalité de la question de l’alphabétisation.
  • Les actions et stratégies développées au niveau local devraient être efficacement relayées à d’autres niveaux (intercommunal, sous-régional, régional) ; en ce sens, la mise en place du projet des plate-formes territoriales pour l’alpha devrait permettre une coordination des visions et des actions au-delà du niveau local, et avec tous les acteurs impliqués, et une inscription des actions dans des perspectives à long terme ; les initiatives comme l’inter-PCS de Mons ou d’autres collaborations plus informelles entre plusieurs PCS pourraient directement s’inscrire et s’intégrer au sein de ces plate-formes.
  • Enfin, tous les partenaires des PCS devraient être impliqués dans la concertation concernant la méthodologie d’évaluation du dispositif et des actions développées dans ce cadre. Ainsi, pour l’évaluation du dispositif qui succédera au PCS 2009-2013, nous recommandons qu’une proposition de méthodologie construite au niveau de la Direction interdépartementale de la Cohésion sociale (DiCS) soit présentée aux communes et partenaires préalablement au lancement de l’évaluation, permettant à ceux-ci d’exprimer leur avis et leurs suggestions pour finaliser, ensemble, une méthodologie à laquelle l’ensemble des acteurs impliqués dans le PCS auront contribué, et à laquelle ils adhèreront donc collectivement.

Région bruxelloise

Au niveau de la Région bruxelloise, la cohésion sociale se définit comme « l’ensemble des processus sociaux qui contribuent à assurer à tous les individus ou groupes d’individus, quelle que soit leur origine nationale ou ethnique, leur appartenance culturelle, religieuse ou philosophique, leur statut social, leur niveau socio-économique, leur âge, leur orientation sexuelle ou leur santé, l’égalité des chances et des conditions, le bien-être économique, social et culturel, afin de permettre à chacun de participer activement à la société et d’y être reconnu.

« Ces processus visent en particulier la lutte contre toute forme de discrimination et d’exclusion sociale par le développement de politiques d’intégration sociale, d’interculturalité, de diversité socioculturelle et de cohabitation des différentes communautés locales. Ils sont mis en œuvre, notamment, par le développement d’une action communautaire de quartier et du travail en réseau. »

Dans le cadre du plan quinquennal 2011-2015, la COCOF a défini 3 thématiques prioritaires : le soutien et l’accompagnement scolaire, l’alphabétisation et l’apprentissage du français pour adultes peu ou non scolarisés et l’accueil et l’accompagnement des primo-arrivants. S’ajoute, une thématique transversale, « le mieux vivre ensemble ».

Sur les 230 associations soutenues en Cohésion sociale, dont certaines actives sur plusieurs communes, 87 le sont pour des actions d’alphabétisation et/ou de Français Langue Étrangère dont 84 dans la priorité Alpha. On compte 26 projets complémentaires.

Nous demandons que :

  • Les coordinations communales, dont une mission importante consiste dans l’organisation d’une concertation communale qui rassemble tous les intervenants locaux de la cohésion sociale, mettent périodiquement l’alphabétisation à l’ordre du jour de leurs réunions et y associent le Centre Régional pour le développement de l’alphabétisation et de l’apprentissage du français pour adultes. Ce, de manière à inciter des dynamiques d’échange et de collaboration pour améliorer la cohérence des actions, entre acteurs qui, dans le sens de la cohésion sociale, développent des actions d’alphabétisation ou sont concernés par la problématique.
  • Les coordinations communales, chargées notamment de l’accompagnement administratif et pédagogique et de l’évaluation des projets évaluation, garantissent un soutien approprié à chaque projet avec une attention particulière pour les associations initiant une action d’alphabétisation.
  • Les coordinations communales veillent à la formation initiale et continuée des acteurs associatifs, toutes fonctions confondues, impliqués dans des actions d’alphabétisation.
  • Les coordinations communales stimulent le développement d’initiatives de soutien à l’apprentissage du français pour adolescents primo-arrivants (12-18 ans), pour qui il n’existe pas ou peu de dispositifs d’accompagnement appropriés.
Élections 2012 – Cahier de revendications

[1Les données statistiques répertoriées par communes sont reprises dans l’État des lieux de l’alphabétisation, Fédération Wallonie–Bruxelles - cinquième exercice - données 2004-2009, réalisé par le Comité de pilotage permanent sur l’alphabétisation des adultes et édité par la FWB en septembre 2011.