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Le travail de sensibilisation

Entre l’animation des travailleurs sociaux d’un CPAS, l’organisation d’un ciné-débat dans le cadre d’un Plan de Cohésion Sociale ou la participation à une plate-forme autour de l’insertion socio-professionnelle, le fil rouge de la sensibilisation se déroule …

« Sensibilisation : action de sensibiliser, de conscientiser, de rendre sensible, réceptif, attentif à quelque chose pour lequel on ne manifestait pas d’intérêt auparavant ».

La charte du réseau Lire et Écrire le met en exergue dès les premières pages, « il y a un lien entre analphabétisme et classes sociales exploitées, […] la majorité des personnes analphabètes sont issues des milieux socioéconomiques les plus défavorisés du monde du travail. […] l’analphabétisme n’est pas un problème individuel mais a pour cause et conséquence l’oppression et l’exclusion sociale, culturelle, politique et économique. ».

Rendre visible l’association dans ce qu’elle est et dans ce qu’elle a comme objet social – le droit à l’Alphabétisation pour tous - reste, aujourd’hui plus encore qu’hier, l’enjeu fondamental de la sensibilisation à l’heure où tout un système sociétal déclasse avec beaucoup de véhémence les personnes fortement fragilisées.
Afin de rencontrer cet enjeu, le développement des actions de sensibilisation à Lire et Écrire Luxembourg s’articule selon une approche intégrée, déployée principalement localement et dans une perspective multisectorielle.

Une approche intégrée signifie aux yeux de l’asbl qu’une action de sensibilisation s’appuie sur différents membres de l’équipe de Lire et Écrire Luxembourg (direction, formation, coordination, sensibilisation, apprenants), qui mettent en commun leur expertise ainsi que leurs compétences et ressources professionnelles.

Les ancrages locaux relèvent des caractéristiques géographiques et démographiques de la province. L’étendue du territoire,son caractère rural, sa faible densité de population, son nombre important de communes, ses zones frontalières dessinent des réalités luxembourgeoises différentes d’un lieu à l’autre, avec chacune desquelles il faut composer. La question de l’émergence de la demande en milieu rural reste difficile tant pour les publics en situation d’illettrisme (isolement social, frein inhérent à la mobilité, risques de stigmatisation, accessibilité aux différents services entravée) que pour les relais potentiels qui s’interrogent sur la façon d’aborder l’illettrisme dans la relation interpersonnelle et sur le type d’accompagnement à proposer aux personnes en grandes difficultés avec la langue.

Par ailleurs, la sensibilisation rayonne au sein de plusieurs secteurs : social, culturel, politique, économique (monde du travail), associatif, de l’insertion socio-professionnelle, de la santé, de l’éducation, des pouvoirs locaux. La prise en compte des personnes en situation d’illettrisme s’appréhende en deux temps. Globalement dans le partage d’informations sur la problématique, les concepts, les chiffres, les causes et conséquences ; puis, selon les spécificités de chaque secteur, l’un ne poursuivant pas la même finalité que l’autre.
Coller au plus près des réalités et des attentes des professionnels est un facteur-clé afin de mener à bien des relations partenariales constructives et pérennes.